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Le Savoir, cette construction mentale individuelle

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La fessée est toujours pratiquée, mais de plus en plus contestée

La fessée contestée

Comment se faire obéir, comment réagir tout en restant bienveillant avec son enfant. Certes, la fessée est de plus en plus contestée, mais malheureusement, elle est toujours pratiquée. En France, il n’y a pas encore de loi anti-fessée, mais la question fait débat. Le pourquoi et le comment ne pas en donner ?

Mais quand on rencontre des problèmes pour se faire obéir, comment réagir tout en restant bienveillant avec son enfant… « Quelle est la bonne réaction à avoir quand son enfant fait une bêtise ?… » [ Lire la suite ] :

Donner une fessée, c’est un acte violent ?

C’est un acte souvent violent, un châtiment corporel au sens vrai du terme, mais ce n’est pas forcément de la maltraitance. On évoque de la maltraitance quand l’intention est de faire mal, ce qui crée des dommages psychologiques importants. Il n’est pas toujours facile de dire à partir de quel degré de fréquence et d’intensité les châtiments corporels laissent des séquelles mais c’est assez fréquent. Et une loi sur la fessée ne réglerait pas tout. Il est surtout important de trouver des modes éducatifs non violents dans les gestes et la parole. Et c’est possible !

Comment se faire obéir quand c’est difficile ?

Mettre en place une autre stratégie que de donner la fessée suppose de la volonté. Même quand la tension monte, l’usage de la parole pour expliquer la raison d’une interdiction ou d’une consigne est à privilégier. On dit « stop » avec fermeté afin que l’enfant ne doute pas de notre conviction. Il est aussi efficace de contenir le corps de l’enfant en lui prenant la main, ou en posant la sienne sur son épaule. C’est apaisant et l’on reste bienveillant. Il faut aussi être cohérent : ne pas changer de règle de conduite concernant les repas, les heures de coucher…

Que faire si on se sent à bout ?

Lorsque les crises sont explosives et fréquentes, il est normal d’être excédé. Pour s’aider, on peut multiplier les moyens de différer la résolution du conflit en isolant son enfant avant de reprendre la discussion. Mais s’il est souvent dépassé par ses émotions et va mal, on peut consulter un psychologue. Idem pour la souffrance de l’adulte. Quand on est toujours excédé par son enfant et que l’on est tenté d’user de la violence, on doit se faire soutenir. Des blessures anciennes, des maltraitances notamment, peuvent expliquer cette attitude. Même chose si l’on se sent déprimé ou surmené. Un suivi psychologique permet de ne pas reporter la violence que l’on contient sur ses enfants et le bénéfice est énorme pour toute la famille.

Si l’enfant résiste ?

Inutile de continuer à argumenter sans fin, au risque de perdre patience. Si l’enfant s’enferre dans sa colère, on peut le contenir en lui tenant les deux bras et en lui répétant le message. On peut l’envoyer dans sa chambre en lui disant qu’on ne changera pas d’avis et qu’il doit réfléchir, qu’on en reparlera une heure plus tard. Tout le monde a ainsi le temps de se calmer.

Et si la main est partie ?

La fessée n’est pas une manière de régler les difficultés d’autorité. Quand l’enfant s’est calmé ou plus tard, à froid, on peut simplement s’excuser et dire que l’on regrette. On peut aussi réexpliquer pourquoi on n’était pas d’accord, mais sans chercher à justifier une fessée que soi-même on désapprouve.

Une loi en débat La fessée est interdite dans 44 pays mais pas en France. Le Conseil de l’Europe a sanctionné notre pays pour ne pas avoir prohibé tout châtiment corporel sur les enfants. Mais il existe un vide juridique et il n’est pas précisé que les parents ont le droit de corriger physiquement leur enfant. Un père a ainsi été condamné en 2012 à 500 € d’amende avec sursis pour avoir donné une fessée déculottée à son fils de 9 ans, en référence au Code pénal interdisant les violences légères sur mineur.

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